Trans-Perle de l’Orient.

Aéroport de Cape Town, des larmes, des au revoir, et un gros coup de quitter l’Afrique du sud après près de trois mois passés sur place… je ne m’y attendais pas, mais c’est arrivé. Ce pays qui me semblait complètement insaisissable est finalement celui où jai passé le plus de temps pour le moment. J’y laisse une partie de moi. Et c’est le coeur lourd que je passe cette vitre aux allures de frontière.

Pas question pour autant de s’arrêter en si bon chemin, et j’attends la prochaine étape depuis un bon bout de temps. Le Sri Lanka est une des seules destinations à laquelle je pensais il y a deja quelques années. Est-il vraiment nécessaire de vous expliquer pourquoi ? (la réponse est oui, sinon, cet article n’a pa lieu d’être…!)

Le Sri Lanka c’est:

  • La mer
  • Le surf
  • Les coconut trees
  • Les plantations de thé
  • La trajet en train les plus beaux du monde
  • Des couchers de soleils à toutes les sauces : sur les collines et sur l’horizon dessiné par l’océan

La liste est longue et plus encore…
Bon… avant de découvrir toutes ces belles choses, voici la vérité: c’est comme cela que tout a commencé … ( un peu Comme un bon vieux « Very Bad Trip » …)

Avant de porter tout jugement, laissez-moi vous expliquer…

J’arrive à Colombo. Le voyage depuis l’Afrique du Sud a été extrêmement long (extrêmement!!!), un des plus longs et éprouvants que j’ai pu faire jusqu’à présent. Premiers pas à l’aéroport et comme à mon habitude, je ne cherche à faire ni dans le local, ni dans l’économique. Je m’engouffre dans le premier taxi. Je découvre Island Backpackers et bien que cette auberge de jeunesse soit située en plein coeur de la capitale intense, on y trouve comme un semblant de calme. 9h30. Pas de Check In. Evidemment trop tot, et je ne peux donc pas profiter d’un bon lit pour le moment. Le fatBoy autour de la piscine fera l’affaire, le temps d’une sieste matinale.

Je prends finalement mes quartiers, et première rencontre : Tom, voyageur solo français, qui arrive d’Inde pour passer un peu de temps au Sri Lanka, le temps de renouveler son visa pour retourner sur le continent. Il attend Claire, une autre, qui doit arriver le lendemain en fin de journée. Ils ne se sont pas encore rencontrés mais se suivent apparemment de très près par réseau social interposé. C’est donc comme cela qu’on se retrouvera tous les trois autour de la piscine – et d’une bière ou deux! – et d’un kothu – le soir suivant. Pour aller tout à fait au bout de cette histoire, j’ai tout de même réussi à m’extirper de mon lit pour visiter un peu Colombo et tant mieux, car je peux en plus, illustrer ce récit avec ces jolies photos de paysages. Si c’est pas merveilleux ?!

Dernière photo, ladies and gentleman, let me introduce youuuuuu the most famouuuus one in Sri Lanka: Le KOTHU!


Le Kottu, également connu sous le nom de Kothu Rotti ou Kothu Roti, est un plat sri-lankais à base de godhamba roti et de légumes, d’œufs et / ou de viande et d’épices.


C’est un peu là que tout bascule. J’avais décidé de rester à Colombo pour réaliser au plus vite mon extension de visa et ne plus avoir à y penser mais voilà :

1Ayant passée une horrible première nuit, je m’accorde le droit à une journée visite et détente. (voir photos ci-dessus) Grave erreur! Nous sommes déjà vendredi lorsque je réalise que l’on est vendredi. Les administrations sont fermées le weekend. Je n’ai plus que attendre le lundi.

2Claire commence à nous parler de ses amis suisse et de ce fameux transfestival, le Atman Festival, dans le sud du Sri Lanka qui a lieu en ce moment et ce weekend.

3Tom m’informe que l’un de ses amis a facilement fait l’aller retour depuis le sud jusqu’à Colombo pour faire son extension de visa

Ok, je m’arrête à trois. La décision est pliée. Départ directos vers le sud, un peu plus tôt que prévu. On se tient prête le lendemain matin, entre filles, ayant perdu Tom dans la bataille, trouver le bon bus, c’est-à-dire celui où la musique est la plus forte et le plus coloré et en avant pour 6 heures de trajet avant de retrouver notre troisième compatriote, Lumi.

Deux jours donc, après découpage de bracelet d’entrée, recollage de bracelet, négociation de la place manquante à diviser par deux, des aller-retours entre Tangalle et le lieux du festival : première excursion tuk tuk. Et première guest house où l’on est plus que ravies d’être toutes les trois car le propriétaire tient vraiment à nous montrer individuellement sa plus belle salle de bain ! Demi-nuit aussi dans cette tente, méticuleusement positionnée à 100 m de la scène principale .. bercée par le doux son de la Trans musique. Autant dire que la pause sur la plage au réveil est la bienvenu !

Avec tout ca, nous prendrons le temps de visiter Tangalle. Doucement mais surement, la côte sud du Sri Lanka se laisse découvrir.

Alors voilà, le Sri Lanka ca commence sur les chapeaux de roues (de tuk-tuk!). Cinq premiers jours de folie. Tout cela s’annonce haut en couleur. Nouvelle ambiance. Nouveaux paysages. Nouveaux visages! La suite du périple se déroule un peu plus à l’ouest, Weligama, où nous décidons d’aller ensemble, retrouver les compagnons de voyage initiaux de Lumi.

Ps: j’espère que ce petit article vous a plu bien que très légèrement en retard ! Je vais tout de même tâcher de revenir sur la plupart de mes aventures !
See you au prochaine épisode !!!!

Comment dire Adieu ? / How to say Goodbye ?

[CONCERTO POUR 4 MAINS]


VERSION ORIGINALE


Je suis loin.

Je suis loin de toutes ces personnes que j’ai rencontrées. Toutes ces personnes que j’ai peu à peu appris à apprivoiser. Ces personnes dont j’ai croisées le chemin, pour quelques minutes, quelques heures, jours, ou pour toute la vie.

Au premier au revoir, ton cœur se déchire, parce que tu t’es carrément attaché après simplement trois jours passés ensemble. Parce que tu es à l’autre bout du monde, que les choses auquelles se raccrocher se limitent à très peu. Ton carnet de note et ton téléphone deviennent celles auxquelles tu tiens le plus. Alors oui, les rencontres, même courtes deviennent vite très intenses.

Au premier au revoir, tu ne veux simplement déjà plus jamais vivre ça. Tu veux rentrer à la maison…

Au deuxième au revoir, c’est la même chose. Sauf que tu as vécu plus de choses encore. Et que tu sais aussi tout le bonheur que ça t’apporte. Tu as l’impression de perdre les gens à la minute où tu les quittes. Toujours. Les rencontres s’enchaînent et ton cœur se rempli de tous les échanges. Tu ne prends que le meilleur et apprends à te détacher du reste. Et au fond, tu sens que ce n’est jamais vraiment fini.

Et puis, tu as ces au revoir, ceux là même que tu vis de très loin mais qui sont bien présent, plus que jamais faisant mal. Ceux qui sont beaucoup plus compliqué à admettre. Ceux que tu n’as pas choisi. Et ceux qui semblent encore plus compliqués à surmonter.

Tu apprends. Tu apprends que c’est dur mais que rien ne vaut les moments passés ensemble. Rien ne vaut évidement ceux que tu passeras encore quand vos chemins se recroiseront, quand bien même ça ne serait que dans une autre vie. Mais ceux que tu as vécu sont là. Bien ancrés et qu’on le veuille ou non, pour toujours.

Alors ce n’est pas vraiment plus facile de dire adieu avec le temps. Mais c’est aussi parce qu’on ne dit peut être jamais adieu. On se dit simplement à bientôt. On garde ces moments pour toujours.

« Il n’y a pas d’au revoir pour nous, peu importe où tu seras, tu seras toujours dans mon cœur » – Mahatma Gandhi.

Adieu n’existe pas. Alors, merci à toi mon ami, nous nous reverrons bientôt.

« Ne pleure pas parce c’est fini, souris parce que c’est arrivé » – Dr Seuss.


ENGLISH VERSION


I am far away

I am far away from all the people that I have met. All the people I have learnt to love. The people I crossed the paths with along my journey, whether I crossed paths for a few minutes, hours, days, or for the rest of my life. I remember them all.

With the first goodbye, you are broken-hearted, because you have not learnt the necessary control. You are so emotionally dependent and attached after only a few days spent together. You are on the other side of the world to what you know, and now there are only a few things you can hold onto. Most of the time your notebook and your cellphone are the most important methods that you have in keeping connections. So, fine, the meetings, even the shortest one, become very intense very quickly.

At the first goodbye, you simply never want to experience this pain again. You only wish that someone take you home …

The second goodbye, it is the same. Except this time, you have already enjoyed and shared so many connections. You have come to realise all the happiness these meetings and connections bring you. This does not remove the feeling of losing people from one minute to another or remove the feeling of absence the moment they depart. It never does. You meet people. Again and again. And your heart is filled with all of these shared moments. You keep only the most prized memories to capture in your heart and you move over the rest. Eventually you come to feel, they are never truly gone.

Then, those goodbyes happen, those ones that you fell deep within yourself, despite the distance. The spaces that never fill, the goodbyes you never chose. It is these whose burden is greatest to bare. It is these that, within the moment seem impossible to surmount. An obstacle too complicated and too great to overcome.

You learn. You always learn. It is hard but it still worth it. Nothing could replace these shared moments. Nor the new moments you could share, should your paths cross again, even if it is only in another life. These moments all already exist. They are here. Within yourself. Anchored. Whether we like it or not, it is forever.

I am far away, but more connected than ever.

So, i cant really say it’s easier to say goodbye with the time. Maybe it shouldn’t be because the pain of parting is nothing compared to the joy of meeting again. But maybe it’s because we never truly say goodbye. Only farewell for now or « see you soon my friends ». Keeping the memories close at heart.

« There are no goodbyes from us. Wherever you are, you will be in my heart » – Mahatma Gandhi.

Goodbye it is not, only thank you and farewell my dear friend. Until we meet again.

« So, don’t cry because it is over, smile because it happened » – Dr Seuss.

*corrections and edition with Justin Malherbe’s participation

Cape Magic Town

Après un bon mois et demi de road trip en Afrique du Sud, cumulé à l’enchaînement entre Mayotte et Madagascar, il est temps pour moi de de poser mes valises pour un peu plus de deux jours au même endroit.

J’ai profité du quotidien à Cape Town pendant près d’un mois et demi. Le temps de prendre le temps et d’adopter une routine. Rando, surf, kitesurf, plages, fêtes, copains … pleins de jolis moments pour clôturer 2018.

Je ne suis pas sûre de faire plus d’article que celui-ci sur ces moments, que j’ai décidé de compiler dans une petite vidéo, pour changer ! Et puis quelques photos pour compléter. Pas fatigant, facile à lire !

Encore merci à David pour le montage. Il a fait ce qu’il a pu avec les images qu’il avait !!

Enjoy !!!


EN VIDÉO …



ET EN PHOTOS !!!


Les deux dernières étapes : Etosha national park et Fish River Canyon

Départ d’opuwo sur les chapeaux de roues, sans mauvais jeu de mot, ça faisait longtemps mais l’œil aguerri de jazz détecte illico presto la moindre fuite. Celle-ci sera pneumatique.

C’est donc par un arrêt au stand que notre journée débutent. Démontage de roue, test et réparation, y’a plus qu’à!

Deuxième stand, on pensait que c’était la station essence, c’est finalement celui d’achat de souvenirs, apparement obligatoire, quand on voit l’insistance de ces dames mais on prend ça avec le sourire et repartons, sourires aux lèvres et bracelet(S) aux poignets!

Notre deuxième étape du Nord de la Namibie est le parc national d’Etosha, avec la promesse d’un safari digne des plus grands. Quelques heures de routes encore et toujours (vous l’aurez compris, c’est la base ici, il faut aimer conduire !!)

Et comme ce n’est pas si souvent, on a ici croisé (enfin!) quelques stands de street food! Je retrouve (ENFIN !) mes fameuses bouboules de farines ! Un délice!

Une fin de journée qu’on qualifiera de cocasse. En bonnes routardes, il n’y a pas de petites économies, alors on retente la technique d’en cacher une dans la voiture à l’entrée du parc…

Ca aurait pu fonctionner… ça aurait pu …

Explication :

Une négociation d’une bonne grosse demi heure pour rentrer dans le parc car nous arrivons apparement trop tard et nous n’avons pas réservé de camping. Mais nous sommes tenaces et nous finirons par réussir à convaincre la gentille petite dame de réserver une place pour … deux personnes ! (La troisième étant littéralement entrain de suffoquer et d’étouffer sous une tonne de sac dans la voiture par 40 degrés a l’ombre!)

Stratagème imparable, nous trouvons une excuse pour ressortir récupérer « notre amie attendant dehors sur le bord de la route pour connaître le prix » – prix évidemment tout à fait abordable comparé à tout ce qu’on a pu faire autrement.

Mission accomplie tout de même. On est toutes les trois dans la voiture, et saines et sauves ! C’est le principal!

La traversée du parc jusqu’au premier camping se fait à vive allure (pas plus de 60km/h! C’est la limite autorisée). On arrive juste à temps, mais la réception est fermée. Comme on n’en a jamais assez, c’est nouvelle bonne occasion de négocier le prix du camping!

Ça finira donc, l’une dans la voiture, les deux autres dans un espèce de cagibi avec les araignées et autres colocataires! Croyez-le ou non, j’y ai super bien dormi !

Journée typique de Safari: BIG FIVE. pour les non initiés dont je faisais partie, il s’agit d’apercevoir dans un même safari:

  • L’éléphant
  • Le rhinocéros
  • Le buffle
  • Le lion
  • Le léopard

Mission accomplie !

Je remercie bien fort Elisa pour les photos. Une bonne partie viennent d’elle et de son super appareil photo bien plus performant que le téléphone. (Même s’il peut faire l’affaire pour une bonne partie également!)

Après un saut de puce à Windhoek la capitale, pour y passer la nuit, la dernier étape de voyage : le Fish River Canyon, ou le deuxième plus Grand Canyon du monde.

Un nouveau camping de luxe où l’on doit tout de même partager la piscine avec des invites surprise, on s’offrira le plaisir enfin d’un barbecue digne de ce nom pour le petit déjeuner! Beans and French toast s’il vous plait !

Nous voilà fin prêtes à affronter le canyon. Bon .. la petite déception : on ne peut y descendre que dans le cadre de trek organiser mais la vue y est spectaculaire d’en haut. On en prend plein les minettes et je prends le temps de réaliser et de m’imprégner des ces derniers paysages magistraux que nous offre la Namibie…une bouffée d’énergie et de bonnes ondes pour continuer.

Enfin les bonnes ondes, on les garde apparement pour un peu plus tard car elles ne nous empêcheront pas de crever une der des der. Un plus que charmant couples d’allemand nous file un bon coup de main. On gardera la roue de secours jusqu’à notre arrivée à calé Town mais ce n’était qu’une affaire de quelques (milles?) kilomètres !

La boucle est bouclée… c’est ainsi que s’achève notre périple de quasiment un mois et demi toutes les trois, et de dix jours en Namibie.

Des souvenirs exceptionnels. Des paysages à couper le souffle. Une énergie tout particulière et une sacrée expérience de partagée toute cette aventure avec de parfaite inconnue et qui sont devenues mon quotidien.

Nous avons chacune prévue de passer un peu de temps à Cape Town, pour profiter de cette belle ville. Chacune avec son programme mais qu’on arrivera à se faire croiser encore quelques fois.

La Namibie, en route vers le nord.

Voilà maintenant quatre jours que nous sommes dans ce pays où la seule limite existante est l’horizon.

Plus on roule vers le nord namibien, plus les paysages sont variés et plus on se rapproche de l’Afrique traditionnelle. En tout cas, celle que j’imagine car dans les faits, je me rends surtout compte que l’Afrique est aussi diversifiée, voire plus encore, que n’importe quel continent.

J’y n’ai naïvement imaginé qu’un simple décor de savane, mais c’est bien plus que cela. Et je ne peux parler que de ce que j’ai vu, c’est à dire une infime partie de ces terres géantes.

Direction le nord. Opuwo comme destination. Nous traversons pour y arriver, un des sites que j’ai préféré ici: Skeleton National Park. Des paysages désertiques, rocailleux ou sablonneux. Vallonés de temps à autres par des montagnes pointues, plates ou arrondies. Les couleurs sont incroyables. On s’arrête, on peut crier autant qu’on veut, personne ne nous entend. Complètement hors du temps.

Ça donne lieu à des séances photos mémorables au beau milieu de nul part et sans s’en apercevoir, la journée passe. Le temps pour nous de trouver un endroit où dormir. Le coucher du soleil nous aide à prendre la décision.

Nous sortons juste à temps de ce parc national et passons la nuit ici, juste à la sortie. Dodo avec vue. Les sièges arrières de la voiture commencent à prendre la forme de mon popotin mais je n’échangerai ma place pour rien au monde.

Ça n’a pas l’air d’être l’endroit le plus fréquenté par les touristes et c’est avec une légère insistance mais pas moins d’enthousiasme que le gardien de l’entrée de ce temple nous invite à partager le feu pour faire à manger et le temps de boire une bière ensemble. Ils nous proposerons même le dîner, mais ayant profité de la vue sur la viande entreposée dans la cuisine, la technique du « we are vegetarian …. » a ses avantages !

Un de mes plus beaux souvenirs de ce voyage cette soirée. Réaliser la chance d’être là, à n’avoir rien d’autre à penser que d’admirer le coucher du soleil en chantant du Ed Sheran au son du hukulele! Oui, dis comme ça, je sais qu’il y aura encore quelques sceptiques mais promis, j’étais bien, bien, bien !

Un réveil aux aurores et une nouvelles journée à profiter des kilomètres et toujours cette émerveillement face à ce désert, cette montagne et cette nature.

Bon, autant le dire clairement: je radote quant aux qualificatifs définissant le moindre caillou. Je vous laisse donc imaginer mon état lorsque j’aperçois la première girafe. INCROYABLE de voir ces animaux en pleine nature en dehors même de tout parc national.

Sur la route, aussi, des villages et quelques rencontres avec les locaux. Le temps de partager une autre savanna bien fraîche carrément adaptée aux 40 degrés ambiants.

Et grand luxe de la fin de journée, camping avec piscine pour coucher de soleil, vin rouge et biltong à l’apéritif. Bien arrivées à Opuwo, nous profitons de notre soirée comme il se doit.

Pour revenir à la raison principale de notre visite ici, c’est dans la région d’Opuwo qu’il est entre autre possible de découvrir le peuple Himba, tribu ancestrale du nord de la Namibie. Je me suis posée beaucoup de questions sur la route pour y arriver et j’ai écrit cette article Paradoxe entre Êtres Humains à chaud lorsque nous roulions.

Petit update de cette rencontre qui n’aura finalement pas vraiment eu lieu: les personnes rencontrées demandant de l’eau n’était absolument pas de la tribu Himba, mais la population locale.

Nous avons voulu accéder à un de ses villages mais étions visiblement mal préparées, en tout cas nettement moins bien préparées qu’eux car le ticket d’entrée est très clairement exprimé. Tout à un coût, en nourriture, ou en dollars si par mégarde vous n’apportez pas assez. L’accueil est plus que froid, voire agressif car nous n’avions pas ce qu’il fallait. On nous demande de payer, ou de retourner faire les courses nécessaires, avec escorte, de rapprocher notre voiture que nous avons laissées apparement un peu trop loin … bref pour ma part, je ne me sens pas à l’aise du tout et même un peu prisonnière. Nos trouvons un moyen de repartir, malheureusement en prétextant revenir, ce que nous ne ferons pas, étant clairement refroidies par cette approche très particulière.

J’ai donc une partie de la réponse à mes questions en tout cas, pour cette expérience en particulier : la porte de la cuisine est apparement ouverte mais il y a des règles à respecter. Tu ne te sers pas dans les placards et tu apportes ton propre sandwich si tu veux partager la table. Ce n’est peut être pas le cas de tous les villages, mais c’est mon impression quant à celui-ci. (J’ai lu quelques avis ou les visites même faites dans guide ont été un vrai moment de partage alors …)

C’est sûrement un peu idiot de sous estimer la puissance de l’influence du tourisme à tout point de vue, et surtout la capacité de chacun à profiter de ce système. Et on ne peux surtout pas reprocher à tous de s’adapter en conséquence. Ce n’est tout de même pas mon état d’esprit et ma façon de vouloir partager. Je préfère rester un peu naïve, ou en tout cas ne pas vraiment prendre part à cela tant que je peux.

Paradoxe entre Êtres Humains

Quelle est cette foutue manie de vouloir visiter des gens, des cultures, des façons de vivre. Ce ne sont pas des « choses » à visiter. On visite la Tour Eiffel ou des musées. S’arrêter pour voir comment s’habille un tel ou se maquille l’autre. Quelle drôle de chose …

Vivre avec les gens. Passer du temps avec eux. Partager, apprendre et échanger pourquoi pas. S’enrichir de l’autre par le temps que l’on s’accorde mutuellement.

Passer quelques minutes et acheter un bracelet « fait main » pour dire « j’ai vu, j’ai fait ». Ici la comparaison est plus frappante car la route est comme un safari et on s’arrête à chaque animal en liberté. Mais peut être est-ce moi, le problème, de penser que nous agissons de la même manière lorsque l’on croise une girafe ou un enfant Himba. C’est tout à fait politiquement incorrect que d’écrire ces mots noir sur blanc.

Le rapport à l’autre me paraît faussé car au moindre arrêt, les gens nous demandent de la nourriture et de l’eau, pour eux et leurs enfants. Nous venons avec notre coffre rempli de bidon d’eau pour discuter le bout de gras avec des populations qui potentiellement crèvent de soif … ils ne nous demandent pas de $$$ mais de la nourriture.

Et ce qui me perturbe toujours autant, c’est de ne pas savoir s’il est bien ou mal de se poser la question. Ou si ces questionnements quant à ce rapport entre Êtres Humains, crée la différence. Le voyage me pose question sur la façon d’appréhender les cultures. Je ne veux pas d’un voyage à la « rendez-vous en terre inconnue » juste pour voir.

On la fait. On a traversé les déserts et la savane namibienne. Vu des paysages incroyables et traversé des villes et des villages. S’arrêter pour demander son chemin ou acheter une bière c’est facile. S’arrêter dans un village des populations traditionnelles juste pour dire bonjour, je ne sais pas faire. Je ne sais pas comment faire. Si quelqu’un sonnait à ma porte. Juste comme cela. Juste pour rien. Ou pour me demander comment je vais et de lui montrer ma cuisine… oui selon mon humeur je pourrai trouver ça cool. Ou avoir de l’ouverture d’esprit et penser que c’est simplement de l’ouverture de d’esprit de l’autre. Pour les autres çà passe. Pour moi, j’ai toujours peur que cela soit de la curiosité mal placée.

Pour moi, rencontres et découvertes de l’autre riment aussi beaucoup avec spontanéité et chance. Il est quasiment certain que je ne rencontrerai pas de population himba si je ne vais pas à eux mais les forcer, eux, à me voir, parce que simplement j’ai la possibilité et les moyens de le faire, me déplaît.

Mais alors voilà, de nouveau le paradoxe, n’est-il pas que je me permette de parler et penser à leur place? Peut-être faudrait-il que je prenne le temps, tout de même, de leur demander leur avis. Voilà la seule bonne raison pour laquelle j’aurai envie de m’arrêter sur cette route…

Sossusvlei, le désert enchanté.

4h30. Le réveil sonne. Encore toutes endormies, les premières dunes de Sossusvlei s’offrent à nous.

Les lueurs rouges apparaissent déjà quand nous commençons l’ascension de « Dune 44 » pour assister au lever du soleil. Ces pas dans les dunes sont une parfaite découverte. Je n’avais encore jamais mis les pieds dans un désert et la sensation est toute particulière. C’est un environnement inhabituel où les formes et les couleurs du sable donnent rapidement une sensation de déconnexion et d’espace infini.

Pas le temps d’arriver au sommet que le spectacle a lieu. La lumière est incroyable et même si à ce moment présent, ce désert ne porte pas si bien son nom car nous ne sommes évidement pas les seules à avoir eu cette idée, il est facile de faire abstraction des quelques autres voyageurs autour de nous.

Quelques kilomètres plus loin, nous laissons la voiture pour monter dans un des 4×4 terminant la piste jusqu’a la fameuse « Big Daddy » la plus haute dune à gravir. Mission acceptée.

Le départ se fait sur un sol craquelé par le manque d’eau. Tout ce paysage est incroyable, et sans n’avoir aucune attente de découverte, je me rends compte que crapahuter dans le désert est un peu comme un rêve ou comme quelques chose que j’avais longtemps imaginé. Pas simple la randonnée dans le sable mais le décor est à couper le souffle. Les images valent mieux qu’un long discours parfois.

La descente est tout aussi intense. Un « tout shuss » pour dévaler la pente. Tous les moyens sont bons. Sur les pieds, sur les fesses, la tête en avant ou en arrière. C’est hyper grisant.

Et si la vue d’en haut est impressionnante, l’arrivée sur ce lac blanc immaculé n’en reste pas moins spectaculaire. Une traversée s’impose pour arriver au bout de cette randonnée de l’extrême. On ressent très vite la chaleur et même la casquette ne suffira pas à prévenir d’une petite insolation !

Le retour en milieu de journée sous un vrai cagnard nous invite clairement à confirmer le programme de ce début d’après midi: petite sieste en profitant de la relative fraîcheur et l’ombre de la piscine avant de reprendre la route.

Celle-ci est toujours plus que majestueuse. Des paysages incroyables, des couchers de soleil plus beaux les uns que les autres, et pas de mots.

Quelques premiers jours en Namibie plus que prometteur. C’est exactement comme je l’avais imaginer : tellement compliqué de résumé les premières impressions en texte et en image. Il est clair que la frustration a pu être grande quelques fois. L’envie de prendre des photos de tous les différents paysages mais le rendu n’est jamais le même et à moins d’avoir l’appareil photo greffé à la voiture en mode rafale, il est quasiment impossible de ne pas manquer un paysage tellement la variété est grande.

L’aventure continue de plus belle après cette expérience du désert. Tellement de belles choses à voir ici mais je garde un souvenir magique de cet endroit. Prochaine étape donc, Cape Cross à la Rencontre des phoques de Namibie. Et puis, encore et toujours plus au nord jusqu’à presque atteindre la frontière avec l’Angola.