J’ai surfé à la réunion. Épisode 2. La consécration.

Au retour de ma première session sur le caillou, pas peu fière d’avoir chatouillé un spot « expert », je me remets quand même en place solo. Ça serait bien qu’ils déploient les brisants, histoire d’être dans un cadre un peu plus cool et enfin découvrir si je peux réellement faire un take off sur ma nouvelle planche. C’est mon jour de chance, le lendemain, la vigie se déploie sur le spot « débutant » au niveau de la plage des Brisants à Saint Gilles les Bains.

Petit aparté pour expliquer plus en détails le fonctionnement de la vigie requins renforcée. Car maman, oui je suis raisonnable, non je ne pense pas risquer ma vie.

En gros, pour accéder à ce système, il faut faire partie de la ligue de surf donc s’inscrire dans un club en tant que compétiteur. Il suffit d’un certificat médical et du règlement au club. Je suis donc fidèle adhérente compétitrice du surf club de Saint Leu. Ensuite, il faut s’inscrire pour la modique somme de 50€ l’année dans les dossiers de la vigie. Une attestation d’inscription où tu précises ton groupe sanguin (rassurant..), une signature en bas de la charte précisant que tu t’engages à ne surfer que dans le cadre de la vigie, et c’est ok pour pratiquer sur les spots références sur les jours ou la surveillance est mise en place.

Sur le spot, pour sécuriser les sessions, les bouées délimitent la zone de surf. Il y’a a ensuite deux bateaux en fond de secteur, l’un avec des caméras en dessous, une équipe de 14 plongeurs apnée qui effectue des rotations en deux équipes. Donc 7 plongeurs à l’eau équipés de caméras et un drone en complément. L’ensemble de ces images sont transmises à la tente de la vigie qui se trouve sur la plage. En cas de doute, l’alerte est donnée. Corne de brume, fumigènes, sifflet, on se pose pas la question, on sort de l’eau. Par chance, merci, je n’ai pas eu l’occasion de tester d’alerte en direct live.

Avec tout ça, sur le spot, je n’ai finalement que très peu pensé aux possibles requins aux alentours. C’est arrivé quand certains de mes petits camarades, eux, les évoquaient assis sur nos planches au milieu de l’eau… l’angoisse. En plus de cela, contre toute attente, l’ambiance au line up est carrément détendu. Peu de monde à l’eau car les places sont limitées à 24 et je n’ai jamais vu toutes les places prises.

Les brisants donc en ce mercredi matin. J’accepte le public pour celle-ci. MJ m’accompagne. Le spot est nettement moins impressionnant. Le temps d’une séance photo et je file à l’eau. Le temps d’observer le fonctionnement du spot et je tente rapidement de prendre une première vague. Ce n’est pas un succès immédiat mais je ne touche rien ou quasiment rien au fond de l’eau donc je prends confiance.

Il aura fallu trois ou quatre tentatives pour enfin atteindre le graal. J’exécute un take off de toute beauté et suit la vague avec souplesse et distinction. Bon, ça c’est ma vision quand je suis sure la vague, dans la réalité, je suis plutôt raide comme un piquet mais le sourire sur le visage ne trompe pas. Peu importe le style, c’est le bonheur!

Ce qui l’est moins c’est que la visibilité se gâte et que la mise à l’eau ne durera que 20 min. À 13h c’est plié. Fin de créneau de la vigie, ça remballe.

Ca m’aura en tout cas sur motivée. Je suis ensuite retournée aux sessions de déploiement sur L’Hermitage où j’ai fini par également prendre quelques vagues pour un petit shoot d’adrénaline et de satisfaction. Il me tarde aujourd’hui tellement de retourner à l’eau.

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