Il est 5h, Mada s’éveille

Ça frappe à la porte. « Vaazaahaa? » Apparement c’est l’heure du réveil. Je quitte ce matin le site d’Ankarana pour rejoindre Ankify et prendre le bateau pour Nossi-be.

Après l’expérience du taxi brousse sprinter. Voici venue celle du Mazda brousse. Le chauffeur est en route depuis Diego et compte bien nous amener à bon port. La conduite n’est pas souple mais la route est plutôt bonne. Les yeux collent encore et la nuit bat son plein.

J’embarque à l’avant, emplacement de premier choix pour admirer l’aube prendre sa place. Quelques poignées de minutes s’écoulent et la vie démarrent. Dans l’ombre, chacun s’engage sur la route de son quotidien.

On croise les enfants qui, pour les plus âgés ou plus chanceux prennent déjà la piste de l’école. C’est l’heure des premiers approvisionnements. Les vélos sont chargés comme des mules. Sous les bâches, on ne sait pas vraiment ce qui s’y cache. Dans les panières non plus. Les poissons séchés, eux sont bien accrochés aux guidons direction l’un ou l’autre des étalages.

Les arrêts s’enchaînent et se ressemblent. Ça monte et ça descend. Ça charge et ca décharge. Le calme de la nuit laisse doucement place à l’agitation du jour. Sur le bord de la route et dans les étales, se préparent les mets de la journée. À cet arrêt, on nous propose déjà l »hakoho grillé » à la fenêtre. Je refuse mais le regrette déjà. Le petit déjeuner dans la tête et pas encore dans le ventre, la route défile de nouveau.

Le bétail aussi prend la route. Certains ont l’air de décider eux même de leur destinée. Les autres, liés pour un moment à leur charrette comme à leur sort, transportent comme toujours de quoi ravitailler, travailler, couper, cultiver.

Le balais des taxi brousses reprend de plus belle. Ça klaxonne pour les éviter autant que les quelques nids de poule restant sur cette portion de route en bonne état. À l’intérieur, l’ambiance est passée d’un semi sommeil général à un réveil maîtrisé, les nouveaux arrivants rajoutant un peu d’énergie à cette ambiance.

À cette heure ci., la montagne n’est déjà plus une ombre et les paysages défilent clairement. Les lueurs des premiers rayons se reflètent sur les rizières calmes et sur les taules ondulées encore neuves de certaines cases.

Je ferme de nouveau les yeux. Bientôt, nous seront arrivés.

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