On pagaie, on pagaie… où t’as mis la pagaie ?!

Quatrième jour à Mayotte, j’ai pris mes marques et je peux confirmer que le rythme me convient. Loli et romain, mes gentils hôtes, ont du reprendre leurs tournées mutuelles d’infirmiers. Ils arrivent la plus part du temps à s’organiser pour ne jamais vraiment me laisser seule.

Quand ce n’est pas le cas, pour son plus grand bonheur, Jérôme a récupéré la garde alternée. Jérôme et Pauline sont un couple d’ami de « Lolirom ». Jérôme, il garde déjà Emmanuelle et Anissa, deux anciennes (mais non! pas si vieille!) collègues de l’école, venues se dorer la pilule au soleil pour deux semaines. Me voilà donc parfaitement intégrée à cette joyeuse troupe pour suivre leurs diverses expéditions. On passe pas mal de temps ensemble. Et je dois dire que ça a été un vrai bonheur d’être avec eux. Après la plongée bouteilles de la veille, c’est donc également en leur compagnie que j’ai testé mes compétences en kayak de mer jusqu’à l’îlot de Bandrélé, au sud est de Mayotte.

Rendez-vous aux aurores, pour barger, encore et toujours. Le départ de la ballade se trouve sur la plage de Sakouli. On y arrive aux alentours de 8h00. Parfait, on ne peut prendre les kayaks qu’à partir de 9h00… heureusement, le patron de la journée, au top de l’organisation, nous sort café ET madeleines, s’il vous plaît, afin de contenter nos impatiences de bébé. La réception/bar de la plage ouvre enfin ses portes. Après avoir commandé chacun nos sandwichs pour le déjeuner, nous voilà transbahutant les kayaks de la plage jusqu’au bord de l’eau. Le « nous » est peut être un peu exagéré, sachant que le maître des lieux à l’air de trouver Jérôme compétent en tant qu’assistant porteur de kayak. Heureusement que nous n’étions pas plus de trois groupes à attendre, on ne serait peut être pas encore partis.

Les équipes se forment naturellement. Je peux maintenant vous avouer les filles, avoir sauté rapidos dans l’autre kayak, comptant sur des biscotos testostéronés pour pagayer comme il se doit. Le choix le plus judicieux de ma vie, son plus grand regret. Je me découvre une passion pour le « air-pagaie » ou comment tenter de faire croire qu’on sert à quelques choses dans cette barque. Bizarrement, la feinte ne dure pas bien longtemps et je me prends régulièrement quelques coups de rame pour me le rappeler. Anissa et Manu, quant à elles se débrouillent comme des chefs. Une, deux, une, deux! Ça bouge dans un rythme quasi militaire.

La traversée se fait finalement assez bien malgré mes problèmes de coordination. On arrive rapidement au dessus des coraux. Ni une ni deux, j’équipe masque et tuba pour profiter du spectacle. Échapper à l’étreinte de la barque pour se retrouver bercer dans l’eau tiède du lagon. La plongée bouteille est intense, mais quel plaisir de pouvoir profiter des couleurs et des poissons aussi facilement. Le monde sous marin a porté de palmes. Le tombant coralien tombe, les poissons poissonnent, et nous, on patauge tranquille parmi cela.

Je deviens très frileuse pendant mon voyage – en arrivant à Mayotte, j’ai du enfiler un pull par 26 degrés … – c’est donc sans surprise que je remonte la première sur notre embarcation. Je tâche de nouveau de tater la pagaie mais Jérôme, auxquels les kayaks sont accrochés, nage plus vite que je n’avance. Manu et Anissa sont comme des coqs en pâte. Ou plutôt comme des tortues dans une piscine. Elles nagent, plongent, remontent, et s’extasient, leur tuba toujours en bouche devant l’immensité et la beauté qui s’offrent à elles.

Après une bonne heure à faire trempette, c’est pas le tout, mais j’ai faim. Et personne n’a encore prévu de pêcher. Nous embarquons de nouveau direction la plus belle plage de l’île. Mouvements de balanciers motivés pour se rendre compte quelques minutes plus tard que l’on s’est fait devancer. Les deux seuls autres touristes de la journée nous ont piqué la place! On continue vers un autre point – tout aussi beau et tout aussi ombragé finalement, je vous rassure.

Une dégustation de sandwich et surtout, d’un fondant au chocolat magique, plus tard, nous voilà tous les quatre à profiter d’une sieste aux allures de sommeil profond. Réveil quasiment deux heures plus tard, visages ensablés et marques de bronzage type écrevisse encrées. Il est déjà temps de prendre le chemin du retour.

Le loueur de kayak nous avait prévenu: il faut repérer l’antenne palmier pour s’orienter vers la bonne plage. Heureusement qu’il nous l’a dit car sans ça, vu d’ici, toute la cote de ressemble. Les vagues sont dans le bon sens, on essaye de faire la compétition à l’embarcation qui tiendra le plus longtemps sur le vague. Ou plutôt celle qui réussira à en prendre une tout court. En tout cas, je sens que j’ai progressé dans ma pratique de la rame de mer. Je tente même de nous mener solo et vraiment Jérôme devrait penser à un régime, car le bateau est vraiment lourd. Je me retourne une fraction de seconde et je le vois la rame dans l’eau pour me ralentir… il me promet que non, mais je pense quand même qu’il a fait ça depuis le début.

Arrivés sur la terre ferme, kayaks de nouveau rangé. On se remémore déjà la journée, autour d’un verre avant de reprendre la route. Faux départ après 10 min. Anissa, a oublié la moitié de sa vie près de la douche. (Je la soupçonne d’être déjà en manque d’adrénaline kayakaise !). La journée se termine comme elle a commencé. On barge et nous retrouvons en petite terre pour retrouver de mon côté mes acolytes colocataires.

Encore une belle journée de passer. Vivement demain !!!

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