South Africa : pays étrange aux milles couleurs.

19 octobre le temps file à une vitesse dingue et comme imaginé avant même de partir, les mois d’hiver (d’été?!) sont arrivés sans même m’en apercevoir

On arrive à la fin du premier chapitre de l’aventure avec les copines rencontrées à Durban. D’autres aventures nous attendent encore. On devrait débarquer à Cape Town d’ici les prochaines heures pour un week-end qui s’annonce riche en émotions.

L’occasion de faire un premier point sur le ressenti que j’ai eu en Afrique du Sud pour le moment. Ce ressenti est multiple et même complexe… je remets les choses dans leur contexte.

Lors de mes prévisions d’étapes et au cours du voyage, je n’ai pas choisi des destinations forcément très simples de prime abord. Ce choix s’est fait en général par pur hasard ou par facilité en fonction des connaissances que j’avais sur place. Mayotte dont les avis étaient mitigés m’a surprise dans le bon sens. Ne parlons même pas de Madagascar, que j’aurai pu rater, et qui m’aurait vraiment manqué tant j’ai apprécié le voyage. Madagascar, beaucoup de personnes m’avait averti que ce serait compliqué, que les mentalités sont très différentes, que la pauvreté saute au yeux et qu’elle peut déstabiliser d’une certaine façon, que je mettrai certainement un peu de temps à m’adapter. J’ai dû tellement réfléchir avant de partir, que tout s’est fait très naturellement sur place. En quelques heures, je me suis entièrement acclimatée

Pour l’Afrique du Sud, on m’avait également donné des avis. L’un des pays les plus criminels d’Afrique et du monde. C’est surtout cela qui ressortait. Mais la plus part des touristes ayant fait le détour ne remontaient rien de bien important à ce sujet. Ne voulant toujours pas me laisser influencer, et l’Afrique du Sud étant une très belle destination surf, j’ai pris la décision d’y aller malgré le voyage en solitaire. En adaptant peut être toujours un peu. Éviter les grandes villes, prendre les circuits et les options un peu plus touristiques… bref essayer de me faire ma propre opinion sans risquer ma vie.

L’Afrique du Sud m’a vraiment déstabilisée. La diversité à tout point de vue y est hyper importante.

Les paysages, dans un premier temps, sont absolument magiques. On passe d’une plage sauvage aux falaises abruptes, à des montagnes dignes de nos massifs. De landes ou kuru infinies, à des forêts également sans fin. Les couleurs se mêlent et passent du jaune savane au vert fluo. De l’autoroute fraîchement bitumée à la piste en terre. Le bas côté des routes dans les villes peuvent être bordé de sable comme de béton. Dans les campagnes, des petits villages traditionnelles presque isolés et plus tard, d’autres, leur main road étouffée de magasins et autres étales grouillant de monde. Le paradoxe est déjà saisissant à ce niveau, mais il l’est encore plus aux abords des villes avec les townships qu’on ne peut pas rater.

La proximité entre tous ces éléments différents m’a laissé confuse. Beaucoup de différence et de questions sur la façon de cohabiter entre tout cela. L’Afrique du Sud est un savant mélange d’Afrique et d’Europe (US peut être ..? Mais je n’y suis jamais allée alors …)

La sécurité est aussi un vrai sujet. Après un mois de voyage, je n’y ai pourtant pas forcément été confrontée. Mise à part peut être cette personne qui a essayé d’ouvrir notre voiture lors d’embouteillage, rien a déclarer. Alors ce n’est pas quelque chose que je remets en cause, mais le filtre « attention, danger à chaque coin de rue » est une vraie barrière pour découvrir les gens et les subtilités du pays. Être sur ses gardes en permanence n’est pas dans mes habitudes, et j’ai eu l’impression certaines fois de rater des choses par excès de prudence.

J’ai aussi fini par comprendre quelque chose de particulier que j’ai vécu pour la première fois ici. Il est très bizarre de vivre dans un pays où les personnes de couleurs blanches sont une vraie minoritée. Et d’en faire partie. Dans les autres pays où je suis allée. Le blanc/étrangers/vazaha/moulougou reste une énigme où une rareté. Ici pas de rareté. C’est une vraie part de la population. Avec ce qu’elle représente historiquement. Ce qui peut paraître dérangeant dans certains endroits. L’histoire est marquée. Les blancs possèdent les lieux, les personnes noires travaillent pour eux. Dans certains endroits ou villes que j’ai traversé, c’est vraiment marqué. Des villes entières comme Hogsback ou dans les stations balnéaires où les énormes maisons s’alignent, ou l’on ne croise que des blancs « peace and love ». Ceux là sont terriblement accueillants, gentils, serviables, pleins de belles phrases inscrites sur les murs de leurs maisons comme pour se convaincre. Cette description n’est qu’un ressenti à l’instant T.

J’ai fait le choix durant ce voyage de suivre une route certainement plus touristique qui a aussi orienté directement mon opinion car ce que je vois ou vis n’est qu’une partie de l’Afrique du Sud. Celle que j’ai accepté de voir par peur peut-être sur le coup d’être mise en face de choses trop compliquées. Comme j’aime à le répéter, je me laisse porter par le voyage et j’ai choisi de poser mes valises un peu plus longtemps à Cape Town afin justement – entre autre – de découvrir un peu plus ce que peut-être l’Afrique du Sud ou du moins une partie, au quotidien.

J’espère pouvoir ainsi, avoir un autre aperçu. Vivre un peu avec les gens et dépasser cette première impression de retenue que j’ai pu avoir un peu durant ce premier mois de voyage. Alors on efface tout avec un détour en Namibie d’abord et j’ai déjà hâte de revenir découvrir la ville dont tout le monde ou presque repart conquis !

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