La Namibie, en route vers le nord.

Voilà maintenant quatre jours que nous sommes dans ce pays où la seule limite existante est l’horizon.

Plus on roule vers le nord namibien, plus les paysages sont variés et plus on se rapproche de l’Afrique traditionnelle. En tout cas, celle que j’imagine car dans les faits, je me rends surtout compte que l’Afrique est aussi diversifiée, voire plus encore, que n’importe quel continent.

J’y n’ai naïvement imaginé qu’un simple décor de savane, mais c’est bien plus que cela. Et je ne peux parler que de ce que j’ai vu, c’est à dire une infime partie de ces terres géantes.

Direction le nord. Opuwo comme destination. Nous traversons pour y arriver, un des sites que j’ai préféré ici: Skeleton National Park. Des paysages désertiques, rocailleux ou sablonneux. Vallonés de temps à autres par des montagnes pointues, plates ou arrondies. Les couleurs sont incroyables. On s’arrête, on peut crier autant qu’on veut, personne ne nous entend. Complètement hors du temps.

Ça donne lieu à des séances photos mémorables au beau milieu de nul part et sans s’en apercevoir, la journée passe. Le temps pour nous de trouver un endroit où dormir. Le coucher du soleil nous aide à prendre la décision.

Nous sortons juste à temps de ce parc national et passons la nuit ici, juste à la sortie. Dodo avec vue. Les sièges arrières de la voiture commencent à prendre la forme de mon popotin mais je n’échangerai ma place pour rien au monde.

Ça n’a pas l’air d’être l’endroit le plus fréquenté par les touristes et c’est avec une légère insistance mais pas moins d’enthousiasme que le gardien de l’entrée de ce temple nous invite à partager le feu pour faire à manger et le temps de boire une bière ensemble. Ils nous proposerons même le dîner, mais ayant profité de la vue sur la viande entreposée dans la cuisine, la technique du « we are vegetarian …. » a ses avantages !

Un de mes plus beaux souvenirs de ce voyage cette soirée. Réaliser la chance d’être là, à n’avoir rien d’autre à penser que d’admirer le coucher du soleil en chantant du Ed Sheran au son du hukulele! Oui, dis comme ça, je sais qu’il y aura encore quelques sceptiques mais promis, j’étais bien, bien, bien !

Un réveil aux aurores et une nouvelles journée à profiter des kilomètres et toujours cette émerveillement face à ce désert, cette montagne et cette nature.

Bon, autant le dire clairement: je radote quant aux qualificatifs définissant le moindre caillou. Je vous laisse donc imaginer mon état lorsque j’aperçois la première girafe. INCROYABLE de voir ces animaux en pleine nature en dehors même de tout parc national.

Sur la route, aussi, des villages et quelques rencontres avec les locaux. Le temps de partager une autre savanna bien fraîche carrément adaptée aux 40 degrés ambiants.

Et grand luxe de la fin de journée, camping avec piscine pour coucher de soleil, vin rouge et biltong à l’apéritif. Bien arrivées à Opuwo, nous profitons de notre soirée comme il se doit.

Pour revenir à la raison principale de notre visite ici, c’est dans la région d’Opuwo qu’il est entre autre possible de découvrir le peuple Himba, tribu ancestrale du nord de la Namibie. Je me suis posée beaucoup de questions sur la route pour y arriver et j’ai écrit cette article Paradoxe entre Êtres Humains à chaud lorsque nous roulions.

Petit update de cette rencontre qui n’aura finalement pas vraiment eu lieu: les personnes rencontrées demandant de l’eau n’était absolument pas de la tribu Himba, mais la population locale.

Nous avons voulu accéder à un de ses villages mais étions visiblement mal préparées, en tout cas nettement moins bien préparées qu’eux car le ticket d’entrée est très clairement exprimé. Tout à un coût, en nourriture, ou en dollars si par mégarde vous n’apportez pas assez. L’accueil est plus que froid, voire agressif car nous n’avions pas ce qu’il fallait. On nous demande de payer, ou de retourner faire les courses nécessaires, avec escorte, de rapprocher notre voiture que nous avons laissées apparement un peu trop loin … bref pour ma part, je ne me sens pas à l’aise du tout et même un peu prisonnière. Nos trouvons un moyen de repartir, malheureusement en prétextant revenir, ce que nous ne ferons pas, étant clairement refroidies par cette approche très particulière.

J’ai donc une partie de la réponse à mes questions en tout cas, pour cette expérience en particulier : la porte de la cuisine est apparement ouverte mais il y a des règles à respecter. Tu ne te sers pas dans les placards et tu apportes ton propre sandwich si tu veux partager la table. Ce n’est peut être pas le cas de tous les villages, mais c’est mon impression quant à celui-ci. (J’ai lu quelques avis ou les visites même faites dans guide ont été un vrai moment de partage alors …)

C’est sûrement un peu idiot de sous estimer la puissance de l’influence du tourisme à tout point de vue, et surtout la capacité de chacun à profiter de ce système. Et on ne peux surtout pas reprocher à tous de s’adapter en conséquence. Ce n’est tout de même pas mon état d’esprit et ma façon de vouloir partager. Je préfère rester un peu naïve, ou en tout cas ne pas vraiment prendre part à cela tant que je peux.

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