Comment dire Adieu ? / How to say Goodbye ?

[CONCERTO POUR 4 MAINS]


VERSION ORIGINALE


Je suis loin.

Je suis loin de toutes ces personnes que j’ai rencontrées. Toutes ces personnes que j’ai peu à peu appris à apprivoiser. Ces personnes dont j’ai croisées le chemin, pour quelques minutes, quelques heures, jours, ou pour toute la vie.

Au premier au revoir, ton cœur se déchire, parce que tu t’es carrément attaché après simplement trois jours passés ensemble. Parce que tu es à l’autre bout du monde, que les choses auquelles se raccrocher se limitent à très peu. Ton carnet de note et ton téléphone deviennent celles auxquelles tu tiens le plus. Alors oui, les rencontres, même courtes deviennent vite très intenses.

Au premier au revoir, tu ne veux simplement déjà plus jamais vivre ça. Tu veux rentrer à la maison…

Au deuxième au revoir, c’est la même chose. Sauf que tu as vécu plus de choses encore. Et que tu sais aussi tout le bonheur que ça t’apporte. Tu as l’impression de perdre les gens à la minute où tu les quittes. Toujours. Les rencontres s’enchaînent et ton cœur se rempli de tous les échanges. Tu ne prends que le meilleur et apprends à te détacher du reste. Et au fond, tu sens que ce n’est jamais vraiment fini.

Et puis, tu as ces au revoir, ceux là même que tu vis de très loin mais qui sont bien présent, plus que jamais faisant mal. Ceux qui sont beaucoup plus compliqué à admettre. Ceux que tu n’as pas choisi. Et ceux qui semblent encore plus compliqués à surmonter.

Tu apprends. Tu apprends que c’est dur mais que rien ne vaut les moments passés ensemble. Rien ne vaut évidement ceux que tu passeras encore quand vos chemins se recroiseront, quand bien même ça ne serait que dans une autre vie. Mais ceux que tu as vécu sont là. Bien ancrés et qu’on le veuille ou non, pour toujours.

Alors ce n’est pas vraiment plus facile de dire adieu avec le temps. Mais c’est aussi parce qu’on ne dit peut être jamais adieu. On se dit simplement à bientôt. On garde ces moments pour toujours.

« Il n’y a pas d’au revoir pour nous, peu importe où tu seras, tu seras toujours dans mon cœur » – Mahatma Gandhi.

Adieu n’existe pas. Alors, merci à toi mon ami, nous nous reverrons bientôt.

« Ne pleure pas parce c’est fini, souris parce que c’est arrivé » – Dr Seuss.


ENGLISH VERSION


I am far away

I am far away from all the people that I have met. All the people I have learnt to love. The people I crossed the paths with along my journey, whether I crossed paths for a few minutes, hours, days, or for the rest of my life. I remember them all.

With the first goodbye, you are broken-hearted, because you have not learnt the necessary control. You are so emotionally dependent and attached after only a few days spent together. You are on the other side of the world to what you know, and now there are only a few things you can hold onto. Most of the time your notebook and your cellphone are the most important methods that you have in keeping connections. So, fine, the meetings, even the shortest one, become very intense very quickly.

At the first goodbye, you simply never want to experience this pain again. You only wish that someone take you home …

The second goodbye, it is the same. Except this time, you have already enjoyed and shared so many connections. You have come to realise all the happiness these meetings and connections bring you. This does not remove the feeling of losing people from one minute to another or remove the feeling of absence the moment they depart. It never does. You meet people. Again and again. And your heart is filled with all of these shared moments. You keep only the most prized memories to capture in your heart and you move over the rest. Eventually you come to feel, they are never truly gone.

Then, those goodbyes happen, those ones that you fell deep within yourself, despite the distance. The spaces that never fill, the goodbyes you never chose. It is these whose burden is greatest to bare. It is these that, within the moment seem impossible to surmount. An obstacle too complicated and too great to overcome.

You learn. You always learn. It is hard but it still worth it. Nothing could replace these shared moments. Nor the new moments you could share, should your paths cross again, even if it is only in another life. These moments all already exist. They are here. Within yourself. Anchored. Whether we like it or not, it is forever.

I am far away, but more connected than ever.

So, i cant really say it’s easier to say goodbye with the time. Maybe it shouldn’t be because the pain of parting is nothing compared to the joy of meeting again. But maybe it’s because we never truly say goodbye. Only farewell for now or « see you soon my friends ». Keeping the memories close at heart.

« There are no goodbyes from us. Wherever you are, you will be in my heart » – Mahatma Gandhi.

Goodbye it is not, only thank you and farewell my dear friend. Until we meet again.

« So, don’t cry because it is over, smile because it happened » – Dr Seuss.

*corrections and edition with Justin Malherbe’s participation

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